Témoignage d'Aurore, future volontaire au Sri Lanka

Aurore est volontaire pour Street Child France depuis peu. En Septembre 2018, elle partira au Sri Lanka pour aider une école locale avec notre Programme de Volontariat International. Elle nous raconte comment elle a découvert Street Child, pourquoi elle a voulu devenir volontaire international et comment sa collecte de fonds se déroule...

Volontaire Aurore

C'est totalement par hasard que j'ai découvert l'association Street Child. Un matin de février, alors que je sillonnais les routes de la Nouvelle-Zélande en Permis Vacances Travail depuis déjà 8 mois, je me suis mise à écumer les annonces de volontariats et de bénévolats sur internet. Je cherchais une nouvelle expérience professionnelle mais aussi personnelle, dans le domaine social ou environnemental, dans lequel mettre à profit mon temps et mes compétences. Anciennement approvisionneuse, je n'étais pas sûre de trouver quelque chose dans cette voie : mais qu'importait, de nature curieuse et flexible, j'étais prête à apprendre, motivée par l'envie d'aider, de faire quelque chose de bien, et de me dévouer pour une cause que je trouverais juste.

C'est sur le site dogoodjobs.co.nz que je tombe sur l'annonce de Street Child, à la recherche d'intrépides aventuriers désireux de faire un volontariat international sous son égide. Les premières lignes de l'annonce me séduisent déjà : Street Child est une association dédiée à l'éducation et à la protection des enfants les plus vulnérables dans le monde. Plus que de leur donner un accès de qualité à la scolarité, en couvrant les coûts, finançant les professeurs et en rénovant ou construisant des écoles, elle se bat également pour fournir aux familles un environnement stable et pérenne en établissant des petits commerces, qui favorisent l'économie locale et boostent le revenu familial. Un clic sur le site de l'organisation, et j'apprends également qu'elle vient en aide d'urgence à la suite de catastrophes naturelles (tremblement de terre au Népal de 2015, fortes inondations au Sri Lanka), d'épidémies (virus Ebola en Sierra Leone) et catastrophes... humaines (guerres civiles en Afrique de l'Ouest).

Tatie d'une petite nièce de 4 ans, et nounou de 4 bambins âgés de 2 à 10 ans, la cause me touche : pour nous, français, pour qui la scolarité est un acquis, il est inconcevable de penser que plus de 121 millions d'enfants à travers le monde n'y ont pas accès, et qui de ce fait grandissent dans la rue, ou doivent travailler dès leur plus jeune âge pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Je me souviens avoir pensé plus jeune : « je ne veux pas aller à l'école et faire mes devoirs, ça m'ennuie ! ». Je réalise maintenant la chance que j'ai eu : la chance d'apprendre de nouvelles choses tous les jours, la chance d'avoir une formation m'ayant permis de trouver un travail, de parler des langues étrangères qui me permettent d'acquérir une ouverture d'esprit et d'appréhender au mieux les autres cultures, et de pouvoir aujourd'hui transmettre certaines de ces connaissances à ceux qui n'ont pas eu cette chance.

Et comme dirait Nelson Mandela, « l'éducation est l'arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde... ».

Convaincue par les projets et la légitimité de l'association, et si la liste des missions est longue et extrêmement variée, je signe tout de suite: c'est tout ce que je recherche ! Seul bémol : l'annonce expire sous 10 jours. Sans CV et lettre de motivations à jour et n'étant pas assurée d'avoir de connexion wifi les jours suivants, je doute de pouvoir postuler à temps. Challenge pourtant relevé : je réponds 2 jours avant que l'annonce ne soit retirée. N'ayant jamais fait de volontariat ou de travail associatif auparavant, je doute que ma candidature soit retenue. Pourtant, une semaine plus tard, je reçois un mail d'Usha, Coordinatrice des volontariats internationaux, qui, intéressée par mon profil, souhaite me proposer un entretien téléphonique : rendez-vous pris dans les jours qui suivent.

L'entretien se déroule très bien ; Usha me présente plus en détail l'association Street Child, son historique, ses diverses missions depuis sa création, son fonctionnement et son expansion, ses futurs projets et ce vers quoi elle tend. Très disponible et à l'écoute, Usha répond à toutes mes interrogations. À la suite d'une discussion sur mes expériences professionnelles, mes compétences, mes disponibilités et ce que je recherche en travaillant pour l'association, Usha me propose un poste d'assistante d'anglais, dans une école retirée du nord-ouest du Sri Lanka. Puisque je souhaite une immersion prolongée et complète, nous convenons d'un séjour d'une durée de 3 mois. Et moi qui recherchais avant tout une expérience humaine, sur le terrain, au contact même des communautés, je suis ravie et accepte avec plaisir la proposition. Usha me souligne que Street Child est tout nouvellement installée au Sri Lanka ; bien que l'association souhaite reproduire ses modèles d'éducation, de protection de l'enfance et d'aide aux familles qui ont fait leur preuve en Afrique de l'Ouest et au Népal, tout reste à faire et à mettre en place au Sri Lanka. Le volontariat s'annonce donc très polyvalent, formateur et enrichissant !

Street Child Sri Lanka

Un dernier prérequis, et le poste est à moi : il me faut au préalable, et cela pour n'importe quel volontaire qui se présente, réunir une collecte de fonds de 1000£, soit 1200€. 1200€ qui permettront à l'association de rénover une école dans une région reculée et de fournir du matériel éducatif, ou de financer le salaire de 4 professeurs pour une durée d'un an, ou bien encore d'assurer la scolarité de 34 petits écoliers !

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Challenge accepté ! J'ai lancé ma collecte de fonds il y a environ 3 semaines ; aujourd'hui, les dons récoltés atteignent déjà 70% du montant total de la cagnotte, soit plus de 850€ ! Et cela rien qu'au pouvoir de ma plume et à la magie des réseaux sociaux. Pour l'instant, ce sont seulement mes proches qui ont participé à ma cagnotte (très généreusement d'ailleurs). Mais maintenant que la cagnotte a atteint une certaine valeur, je souhaite continuer d'autant plus à communiquer et véhiculer mon projet pour Street Child, que ce soit en faisant de la publicité sur mon blog actuel, en prospectant des entreprises ou structures qui pourraient être enclines à me financer, en convaincant les journaux locaux de publier mon aventure pour toucher un plus grand public... Ce n'est pas gagné, mais je n'ai rien à perdre, et la cause des enfants défavorisés et déscolarisés est une cause qui touche toujours. Puis, les équipes de Street Child, France et UK, me soutiennent et me suivent énormément : ils m'ont aidé à monter ma cagnotte en ligne, me donnent de précieux conseils et des idées sur la manière de mener une collecte de fonds, et m'accompagnent en parallèle à organiser mon séjour au Sri Lanka (vaccins, assurance, billet d'avion, visa, recherche de logement, contacts...).

Et si mon expérience au Sri Lanka reste pour l'instant un grand saut vers l'inconnu, je suis impatiente de commencer l'aventure, et de partir à la découverte de ce beau pays et de son peuple dont on vante l'extrême gentillesse à travers le monde. Je ne vais certes, pas passer inaperçue avec mes cheveux blonds et mes yeux bleus, avec un statut particulier qui n'est ni celui de touriste, ni celui d'expatrié, dans des conditions de vie qui sont probablement plus difficiles que ce à quoi je m'attends, sans compter la barrière de la langue : mais je sais que quels que soient les obstacles, Street Child sera là pour me soutenir et m'accompagner pendant ces 3 mois. Je compte profiter de chaque instant de cette magnifique aventure humaine en portant haut et fort les couleurs de Street Child, et espère convaincre de nouveaux volontaires qui hésitent encore, de se lancer eux aussi dans l'aventure !